www.cfecgc-ses.com, votre réseau d'information CFE-CGC chez Safran Engineering Services : contact@cfecgc-ses.com
La Direction nous a soumis pour signature le projet d'Accord d'Intéressement Safran Engineering Services pour les exercices 2026 à 2028. Fidèle à ses valeurs de transparence et de rigueur, votre section syndicale CFE-CGC a mené une analyse financière approfondie et a produit une vidéo de synthèse exclusive pour vous aider à en comprendre tous les rouages et les impacts réels sur votre feuille de paie.
Ce qu'il faut retenir de l'accord proposé :
Un calcul composite complexe (France / Monde) : L'enveloppe globale de cet intéressement est désormais divisée en deux parts indépendantes : une part liée à la rentabilité de la Business Unit France (pesant pour la majorité) et une part liée aux résultats Monde.
Une revalorisation en trompe-l’œil : Le seul point positif réside dans l'introduction de ce critère Monde. Cependant, l'analyse des chiffres montre que si seule la part Monde se déclenche (au Seuil 1), la prime annuelle pour un salarié au salaire plancher ne dépassera pas 60 € brut.
Des seuils inatteignables : Nous avons basé nos simulations uniquement sur les trois premiers seuils de déclenchement. Pourquoi ? Parce que les trajectoires financières imposées par le Groupe au-delà du Seuil 3 présentent une probabilité de déclenchement quasi nulle au vu de nos prévisions de charge.
Attention aux montants nets ! La Direction communique sur des montants bruts. N'oubliez pas que ces sommes restent soumises au prélèvement obligatoire de la CSG/CRDS à hauteur de 9,7 %, ce qui réduit encore un gain déjà très modeste.
La décision de la CFE-CGC : Un constat d'échec et un refus de signer
Les adhérents de la CFE-CGC ont décidé collégialement de ne pas signer cet accord. Nous estimons que les montants proposés ne sont absolument pas à la hauteur des efforts fournis par les équipes dans cette période charnière pour la société.
Quelle est notre proposition ? La CFE-CGC demande officiellement à la Direction de se revoir en fin d'année afin d'ajuster les seuils de déclenchement en fonction des résultats réels constatés. Sans accord signé cette année, les négociations reprendront l'année prochaine sur des bases, nous l'espérons plus équitables.